Reprendre ses études après 40 ans pour changer de voie professionnelle

Les 40 ans marquent souvent un moment charnière, tant sur le plan personnel que professionnel. En effet, il est fréquent que des questionnements émergent en milieu de vie et que l’on cherche à ce moment-là à trouver sa voie Après 15 ou 20 ans de carrière, une réorientation peut même être tentante. Ce besoin de changement peut également concerner des personnes ne travaillant pas ou plus, et souhaitant (re)mettre le pied à l’étrier. La mise en œuvre passe souvent par la reprise des études, mais comment faire après 40 ans ?

 

Une décision importante

 

En France, les plus de 30 ans ne représentent que 9% des inscrits dans l’enseignement supérieur.

 

Et pour cause : reprendre ses études à 40 ans demande une bonne dose de courage ! D’abord, elle implique certains sacrifices, comme renoncer à une partie de ses revenus ou revoir son organisation pour concilier études et vie de famille. L’impact social est aussi conséquent, car il est compliqué d’expliquer les raisons de ce choix à son entourage. Enfin, l’apprentissage est plus difficile avec l’âge ; un cerveau de 40 ans assimile moins efficacement qu’un de 20 ans.

 

Malgré cela, de nombreux quarantaines ayant rejoint les bancs de l’école confirment les bénéfices :

  • Epanouissement : ils sont heureux de suivre une formation dans un domaine qu’ils apprécient et qui est en accord avec leurs valeurs.
  • Sentiment de renouveau : la reprise des études permet de repartir sur de bonnes bases, d’apprendre d’autres choses et d’élargir ses horizons.
  • Révision des priorités : ils réalisent que la contrainte financière est moins importante si le bien-être général est amélioré.

 

Les formations qu’ils entreprennent sont très variées: des métiers de l’artisanat, du bâtiment, de la décoration. Certains se reconvertissement dans le domaine du conseil, d’autres choisissent d’attaquer une formation en communication ou en marketing. Dans tous les cas, il s’agit bien souvent de concrétiser un rêve que l’on a refusé de suivre étant plus jeune.

Les directeurs et managers en ressources humaines sont de plus en plus soumis à cette problématique. C’est pour cela que nombre d’entreprises proposent désormais des bilan de mi-parcours à leur collaborateurs approchant la trentaine (pour en savoir plus, consultez HR Communication).

 

Temps plein ou temps partiel ?

 

La reprise des études peut se faire à temps plein ou partiel. La première option nécessite de renoncer à son emploi – provisoirement ou définitivement – pour suivre des cours. La seconde permet de se former, tout en restant en poste.

 

En France, le congé individuel à la formation (CIF) vous autorise à vous absenter de votre poste pour suivre une formation à temps plein (pendant un an) ou partiel (à hauteur de 1200 heures), dans le but de vous qualifier, d’évoluer ou de vous reconvertir. Pendant cette période, votre rémunération est maintenue. Ce dispositif est soumis à des conditions d’ancienneté et impose le respect d’un délai entre deux CIF. La demande est adressée à l’employeur, qui peut l’accepter immédiatement (si les conditions sont réunies) ou la reporter temporairement pour raison de service.

 

Les formations disponibles

 

Il existe plusieurs formats :

  • La formation supérieure initiale : vous suivez la voie « classique » avec les étudiants qui préparent leur carrière. Le décalage de générations peut alors être compliqué
  • La formation pour adulte : outre les cours du soir et autres formations ponctuelles, de plus en plus de programmes sont spécialement conçus pour cette nouvelle cible :rn
    • Masters à temps partiel.
    • Masters spécialisés nés de partenariats entre des organismes de formation pour adulte et des universités.
    • Formations certifiantes à distance, délivrant des diplômes reconnus par l’Etat.

 

Choisissez donc le format le plus adapté à vos besoins.