Entreprendre après un licenciement

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Un licenciement est souvent l’occasion de revoir ses objectifs professionnels. Cela peut alors passer par un changement de poste ou de domaine d’activité, ou plus radicalement par l’entrepreneuriat. Mais comment devenir entrepreneur après un licenciement ?

 

Les aides disponibles

 

Quel que soit votre profil, la création ou la reprise d’entreprise est ouverte à tous. Cependant, puisque l’entrepreneuriat n’est pas chose aisée, mieux vaut être accompagné.

 

D’abord, Pôle Emploi permet aux entrepreneurs de bénéficier du régime des créateurs et repreneurs, dès la date de création de l’entreprise. Vous ne devez alors plus justifier une recherche d’emploi, mais continuez à vous enregistrer comme demandeur chaque mois. Ce statut est valable jusqu’à ce que vous soyez suffisamment rémunéré par votre activité.

 

L’agence propose deux aides financières :

  1. L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) peut être versée au créateur ou repreneur d’entreprise, dès le début de son activité, notamment s’il est bénéficiaire de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
  2. Vous pouvez également percevoir une allocation mensuelle diminuée d’une part de votre nouvelle rémunération, pendant quinze mois.

En complément, l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACCRE) offre une exonération des charges sociales pendant un an, sous conditions.

 

Ensuite, l’Agence France Entrepreneur informe les porteurs de projets sur la création, la reprise et le développement d’entreprises, et les aide à structurer leurs démarches.

 

Enfin, différentes structures accompagnent les entrepreneurs dans leur projet de création :

  • Couveuse : elle permet de tester la viabilité d’un projet en « grandeur nature » pendant un à trois ans, avant la création de l’entreprise. Elle offre aussi un encadrement et des formations.
  • Incubateur : en proposant de nombreux services (support technique, locaux, conseils juridiques, etc.), il aide à structurer un projet d’entreprise innovant, jusqu’à son lancement.
  • Accélérateur : avec les mêmes services que l’incubateur, il aide l’activité fraîchement lancée à croître.
  • Pépinière : elle héberge des entreprises existantes pendant deux à quatre ans, et les accompagne dans leur développement pour augmenter leurs chances de succès. Elle offre des services comparables aux deux précédents organismes.

 

Intégrez donc la structure qui convient le mieux à votre projet et à sa maturité.

 

Choisir le bon moment pour se lancer

 

Notamment dans le cas d’un plan social ou d’une restructuration, il est parfois possible d’anticiper un licenciement. Si vous décidez de prendre les devants et de devenir entrepreneur, sachez que les impacts sont différents selon la date de lancement de votre activité.

 

Dans le premier cas, vous lancez votre activité en étant encore salarié. Une fois licencié, Pôle Emploi vous considère comme chercheur d’emploi. Il n’y a alors aucun impact sur vos allocations chômage, à condition que vos revenus d’entrepreneur (post licenciement) n’excèdent pas 70% de votre ancienne rémunération. Vous touchez également l’ARE, mais ne pouvez pas bénéficier de l’ACCRE.

 

A l’inverse, si vous lancez une activité après votre licenciement, vous êtes considéré comme un créateur d’entreprise. Vous jouissez alors des avantages du régime des créateurs et repreneurs, mais ne touchez que des allocations chômage partielles.